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« je ‘l’ai payé c’est à moi ! »

Rien ne nous appartient jamais vraiment. Mais est-ce si important de posséder ?  Posséder n’est-ce pas être posséder ?  Les dirigeants de notre économie l’ont bien compris, et comme d’habitude, ont fait de cette constatation une arme en leur faveur: salaires volontairement bas + chômage maintenue au bon niveau de chantage + incitation permanente à la possession = crédit, endettement = moyen de pression diabolique pour nous mettre dans le rang: quand on a un crédit à payer et une famille, on ne fait pas la grève, on ne conteste rien si ce n’est sur son canapé devant la télé, ou à noël à la fin du repas de famille, on mène une vie de bovin, dans son champ, qui broute  ou qui avale des farines douteuses pour  se faire traire, et toujours plus.

Toujours est-il que nous sommes nombreux à être tombé dans le panneau, et sûr d’être maître de cette décision: posséder. Et puis un jour, il y a une crise, la faute à pas de chance, et là on vous ne pouvez plus assumer vos remboursements, vous essayez autant que vous pouvez de négocier sans résultat; vous vous entendez dire à chaque rendez-vous avec un créancier que votre maison, vos biens vont être saisis; vous êtes prêt à faire n’importe quel travail pour éviter de mettre votre famille à la rue, mais c’est la crise; votre CV est précis, l’ANPE ou les sites internet sur lesquels vous êtes inscrit vous font des propositions en fonction de ce foutu CV, les salaires proposés sont  bas, très bas puisque c’est la crise, vous essayez de trouver mieux mais pendant ce temps le créanciers se fâchent et font appelle à des huissier pour vous signifier que ça urge; votre banque, qui à fait des milliards de bénéfice, ne peut pas se permettre de se passer de vos 800.00€ de crédit; votre maison est saisie, vendue aux enchères pour un prix dérisoire, car autant profiter du malheur de l’autre, de toute façon coupable, pour se faire du fric; l’argent de la vente règle une partie de vos dettes, alors que votre maison  et son terrain ont pris de la valeur, et seront revendus la plupart du temps par l’acquereur, un charognard, au prix du marcher, ce qui est donc possible, en faisant une plus value, sans rien faire et je le répète, sur le malheur  d’un autre.

Vos problèmes ne sont pas réglés, il vous faut trouver un logement, mais comment faire sans travail, sans adresse, sans compte en banque et un moral si fort était-il, dans les chaussettes, une estime de soit et un regard sur la société sévèrement écorchés, une culpabilité exacerbée et le regard de vos proches, famille, amis, qui vous disent « mais comment tu en ais arrivé là ? bouges toi un peu, va décharger les camions, fais les marchers, y’en à du boulot, moi j’ai toujours travaillé! »

Cette situation est absolument exacte et ce n’est absolument pas exagéré. Ca se passe comme ça!!

La solution est simple:

Les biens principaux indispensables ne pourront plus être saisis s’il s’agit de biens adaptés à la famille et n’étant ni classés ni de collection. S’il s’avère que le bien est de collection ou classé, alors il est vendu au prix du marché, il est remplacé par un habitat plus commun ou un véhicule de base adapté et le reste rembourse tout ou partie des dettes. Le liquidateur, assassin social, laisse place à un tuteur accompagnant la famille dans son redressement économique jusqu’à remboursement total de la dette. Il est payé par la personne ou famille en difficulté le temps du redressement et le tuteur touche une  prime plus ou moins forte de l’état s’il arrive à régler les probmèmes financier de façon amiable et rapidement. Et oui c’est nouveau: on aide, on ne méprise plus! En fonction des raisons qui ont mener la personne, la famille ou l’entreprise jusqu’a cette situation, les débiteurs devront suivre des cours, formations ou accompagnements psychologiques à sa charge pour éviter la résidive. Il doit aussi  trouver un emploie ou reprendre son activité dans le même temps. Il ne s’agit pas d’assister mais bien d’accompagner. Une fois les problèmes réglés, le tuteur rémunéré a l’intervention, suis la personne , la famille ou l’entreprise deux ou trois ans histoire d’éviter une rechute.

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