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et si on travaillait pour gagner juste…

Celui ou celle qui s’attaquera de front au chômage sans privilégier ni les chômeurs ni les employeurs, en excluant de fait le libéralisme comme toutes formes d’assistanat,  installera une économie solidaire et incitative pérenne; il ou elle relancera la confiance.

Les produits du travail et le travail lui même doivent trouver un juste équilibre.

Les dirigeants et employés d’une entreprise ont le même but: faire que l’entreprise soit pérenne. Leurs ambitions personnelles  sont elles aux antipodes, ce qui explique en partie l’état d’esprit du monde du travail; mais c’est un autre débat.  Les entreprises ont du « culture » du profit hiérarchique et les employés souhaitent de puis toujours un lissage de ses profits.  Quel est le lien direct entre les deux ?  la fiche de paye ! Ah la fiche de paye, si importante et que, pourtant, trop peu de gens savent lire. Tout le monde devrait savoir lire et interpréter sa fiche de paye, connaître la différence entre le brut et le net, part patronale et salariale. Important pour la suite! (pourquoi pas dès l’école au cours d’exercices, ça c’est du concret…):

les cotisations sociales sont des charges comptables, de l’argent versé par l’entreprise et le salarié, sensées servir à la solidarité des travailleurs en cas de maladie, chômage…., mais aussi à  la prévoyance, retraite, accident…. Hors le système actuel a été perverti, peu importe comment et par qui, et a transformé cette solidarité financière momentanée en assistanat . Attention ! je ne dis pas que ce qui a été fait pour le social en général n’est pas utile, je dis que la solidarité a une durée dans le temps puisqu’elle amène vers une solution, une sortie, alors que l’assistanat ne règle aucun problème, n’intègre pas la nécessité de trouver une issue dans un temps donné. Que peut on tirer de cette constatation ?

Les solutions, car elles sont nombreuses et interdépendantes, existent mais exigent de la part de nos futures serviteurs dirigeants du courage. Tout d’abord, et pour de nombreux initiés il est impératif, d’augmenter sérieusement  le SMIC. Je ne pense plus que ce soit une bonne idée pour les raisons suivantes: les entreprises délocalisent car les charges sont trop élevées disent elles. Augmenté le smic c’est augmenter les charges  donc exacerber cet argument; de plus, l’écart déjà important entre les différents smic en Europe et ailleurs, si tant est qu’il y est un SMIC, serait creusé. Pour lutter il faut donc niveler les salaires tout en augmentant le povoir d’achat résonné et responsable bien sûr. On ne peut pas  augmenter les salaires, alors il faut agir sur les prix, sur les taxes impôts, et le chômage Voyez la suite.

AUJOURD’HUI UN CHÔMEUR EN VAUT COMBIEN EN TERME DE COûT DE COTISATION ? :

- il ne travaille pas, donc ne cotise pas ou très peu, et en plus son allocation, quasi équivalente à son dernier salaire, lui est versé en totalité dans un premier temps, puis de manière dégressive pendant plusieurs mois, voir 1 an et plus, sous différentes formes (assedic, rmi, rsa…). Et dans le cas d’un chômage longue durée, l’allocataire peut se déconnecter du monde du travail.

- Les offres d’ emplois ne sont pas toujours suivis d’effets car les salaires proposés sont souvent plus bas que les allocations chômage. En clair, pourquoi travailler pour gagner moins quand je peux gagner plus en en restant chez moi, ou en allant à la pêche, ou en travaillant « au noir »….(un peu de provoque vous permettez…!?); l’organisation même du pôle emploi fait que les places sont proposés en fonction du sacro-saint CV; si vous n’avez pas Diplômes vous n’avez pas la place: comment faisaient il avant que le cv se généralise et soit marchandisé ?

Avant de proposer, voici un calcul fort intéressant que vous n’avez jamais vu nul part ailleurs! Exclusivité mondiale!…: )

-cotisations chômage sur la part salariale d’un  smic (à environ 1200€ net) : 35 euros .

-cotisation chômage sur la part patronale d’un  smic (à environ 1200€ net) : 56 euros .

-Totale cotisations encaissées par les assedic pour un actif au smic : 91 euros

- nombre d’actifs au smic pour payer un chômeur au smic : 1200 : 91 = 13

-Ce calcule met en évidence qu’à chaque chômeur qui retrouve un emploie  au smic c’est donc 14 cotisations de récupérées. 13 qui correspondaient à son allocation, plus sa nouvelle participation. Pour retrouver l’équilibre budgétaire, il y a donc un seuil calculable de pourcentage de chômeur par rapport au nombre de cotisant. Supposons que nous soyons tous payé au SMIC ( c’est plus simple pour calculer):

- 27 700 000  d’actifs (site .gouv) au smic : 27 700 000 x 91€ de cotisation chômage = 2 520 700 000 d’euros dans les caisses des ASSEDIC chaque mois

- 3 000 000  de chômeurs déclarés à payer au smic : 3 000 000 x 1200 = 3 600 000 000 (milliards) d’euros à reverser chaque mois

- le déficite est énorme : - 1 079 300 000 milliards d’euros. chaque mois !!!!!

 A votre avis combien de chômeurs en moins pour retrouver l’équilibre financier? et bien calculons:

2 000 000 de chômeurs, soit 1 million de chômeurs en moins, : 2 000 000 x 1200 = 2 400 000 Euros : l’équilibre est retrouvé.

L’équilibre budgétaire des assedic est possible si on ne dépase pas les deux millions de chômeurs pour environ 28 millions d’actifs.  » oui mais où on les trouves ?? »  les réponses suivent !

Maintenant imaginez que ce qui suit soit mis en place et vous me direz si le système de cotisation français ne pourrait pas être le meilleur outil de solidarité.

La réforme: il faut imposer un délai de trois mois au nouveau chômeur pour trouver un travail qui lui convienne. Au bout de trois mois, il est obligé de choisir dans une liste un travail sous contrat « pôle emploi » (mesure suivante) payé au minimum au smic, complété par les allocations chômage pour atteindre au plus près son ancien salaire. Ainsi il n’aura été chômeur que trois mois, il cotisera et ne recevra qu’ un complément de salaire et non un salaire complet de la part des ASSEDIC, il reste en contact avec le travail et risque moins d’être exclus ou de le devenir. Les caisses de solidarité chômage ne se vident plus, au contraire se remplissent. Et je passe les autres aspects bénéfiques importants et évidents qui en découlent.

Le contrat « pôle emploi » ne peut être refusé après trois mois de chômage, et est adapté aux besoins du chercheur d’ emploi: rupture du contrat sous 48 heures avant nouvelle embauche, dès qu’un emploi convenant mieux a été trouvé, impossibilité pour l’employeur de s’opposer à un rendez-vous d’embauche vérifié. En revanche, c’est un vrai contrat que l’employeur ne peut rompre que dans les cas définis par le code du travail et les conventions collectives.

Les effets obtenus ne sont en aucun cas comparables avec la situation actuelle. Les déficits seraient rapidement comblés puisque plus de cotisant et moins d’allocataire en même temps. La loi de l’offre et de la demande serait alors en faveur du travailleur. mais ça n’est pas tout. Et si les cotisations devenaient enfin un véritable outil de solidarité…Mais où trouver ce million d’emploi me direz vous? je vous propose plus que des pistes, du concret: l’agriculture locale et les manufactures qui en découlent par exemple.

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